Etape 1 : Je me reconnecte à moi-même

Que signifie ce terme qui pourrait faire référence au domaine de l'électricité ? Et il est vrai que l'électricité a besoin d'être canalisée pour arriver dans nos maisons et dans nos appareils et déployer toute son utilité. Lorsqu'un pylône tombe à cause d'une tempête ou qu'un arbre déraciné par un vent trop violent arrache un câble électrique,  le courant ne passe plus, on est dans le noir et on avance à l'aveuglette. Il est donc absolument nécessaire que l'entretien des lignes électriques soit régulier et efficace pour assurer le bon fonctionnement du réseau et éviter ce genre de panne. Bon, je ne suis pas une experte en matière d'électricité, mais je trouve cette analogie tout à fait intéressante pour comprendre comment cela fonctionne pour nous, les humains. 

Une connexion est une relation entre deux choses ou entre deux faits. Celle dont j'ai décidé de vous parler aujourd'hui, c'est la connexion avec soi-même, que malheureusement nous avons trop souvent perdre de vue. Il s'agit là du premier pas vers une meilleure connaissance de soi sans laquelle il n'est pas d'évolution possible. Quand je ne suis pas connecté à moi-même, comment l'être avec les autres ?

Comment ça marche ? 

Nous autres les êtres humains, sommes composés de plusieurs "corps". Trois d'entre eux nous permettent de vivre en harmonie avec nous-même dès que nous les identifions et les utilisons de manière appropriée. 

Notre corps physique 

C'est le plus tangible. Nous le voyons chaque jour, nous le connaissons, il occupe beaucoup de place dans notre quotidien et nous permet tout simplement d'agir, de nous comporter. Nous voyons, entendons, sentons, respirons, goûtons, ressentons… Il nous donne des informations précieuses qui vont guider nos actes. Mais pourquoi agissons-nous comme nous le faisons ? Très souvent, nos actes sont pertinents : nous mangeons quand nous avons faim, nous faisons du sport quand nous avons besoin de bouger, nous parlons pour communiquer, nous travaillons pour gagner notre vie, nous dormons quand nous sommes fatigués, etc…. Parfois, il nous arrive de faire des choses stupides que nous regrettons après coup. Des mots sortent de notre bouche alors que nous voulions exprimer le contraire, nous mangeons des choses dont nous n'avons pas besoin (ou fumons, buvons, achetons…), nous refusons de nous reposer alors que nos sommes épuisés... bref nos actes ne sont pas toujours en adéquation avec ce que nous désirons véritablement. Il arrive même que notre corps souffre, tombe malade… Ça vous parle ?

Notre corps mental 

Nos pensées sont générées par notre mental, autrement dit, notre tête. Et notre tête, on pourrait la comparer au disque dur de notre ordinateur, elle contient tout ce que nous avons appris depuis notre arrivée sur la terre, voire même avant, puisque la vie intra-utérine nous a fourni sa dose d'informations. Nous les avons enregistrées quelque part et la plupart d'entre elles sont devenues inconscientes. Il s'agit là de notre "base de données" et nous allons puiser dedans pour mener notre vie. Dès qu'une situation se présente, automatiquement, nous la comparons à ce que nous connaissons déjà, aux idées que nous nous sommes faites grâce à d'autres situations similaires. D'une certaine façon, nous jugeons à l'aune de nos expériences passées. Un exemple tout simple est celui d'un aliment que nous n'aimons pas ou qui nous a rendu malade par le passé. Lorsque nous serons de nouveau en présence de cet aliment, nous ne le mangerons pas car notre mauvais souvenir de l'expérience nous reviendra de manière automatique. Dans un autre ordre d'idée, certaines personnes ne prennent jamais l'avion car elles entretiennent en elles des images de catastrophes vues à la télé ou elles vivent un traumatisme lié à cela. En résumé, le mental n'est que du passé recyclé, consciemment, mais le plus souvent inconsciemment.

Notre corps émotionnel 

C'est celui que nous connaissons le moins bien et cela pour deux raisons : la première c'est qu'il est bien plus subtil que les autres et la seconde, c'est que nous avons été contraints à un certain moment de notre enfance, à ne pas nous y fier. Et c'est bien dommage car c'est par lui que nous pouvons nous reconnecter à nous-mêmes. 

En arrivant sur cette terre, nous étions pourvus de tous les capteurs nécessaires à créer notre vie comme nous le souhaitions. Nous savions qu'il suffisait de sentir ou de ressentir pour savoir si c'était bon ou mauvais pour nous et que de ce fait, nous n'aurions qu'à choisir ce qui nous convenait le mieux. Et nous l'avons fait pendant quelques temps. Nous avions faim, nous pleurions pour réclamer le sein ou le biberon. Nous avions mal, nos cris devaient alerter nos parents afin qu'ils s'occupent de nous soigner. Nous avions envie d'un câlin, quelques plaintes devaient suffirent pour l'obtenir. Mais très rapidement, nous avons réalisé qu'il allait falloir faire un choix. Parfois, nous devions attendre "l'heure du biberon", et même si on aurait aimé manger quand on avait faim, il y avait un timing à respecter. Un câlin ? Oui, mais si maman avait autre chose à faire de plus urgent, on allait devoir au mieux, attendre, au pire, s'en passer. On a fini par se dire que ce qu'on sentait (dans notre corps) n'était peut-être pas juste. Comme on était totalement dépendant des grands pour notre survie, on a choisi de s'adapter, et ça ne s'est pas arrangé en grandissant. Les "ne pleure pas", "ça n'est rien", "n'aie pas peur", "une grande fille, ça donne l'exemple", "un grand garçon comme toi !", "dépêche-toi", "tu peux faire mieux", "tu fais de la peine à maman", tu es une vilaine fille", et j'en passe, nous ont appris que pour être aimé, il fallait croire ce que disaient les grands (papa et maman) et ne surtout pas croire ce que nous ressentions : nos émotions ou nos sensations corporelles. 

Bref, nous avons troqué nos facultés à nous écouter contre l'amour de nos parents. Et pour simplifier tout ça, nous avons décidé (pour la plupart d'entre nous), soit de nous couper de nos émotions : "je ne sens plus grand-chose", soit de ne surtout pas en tenir compte : "je mets un couvercle dessus pour moins souffrir", soit de ne rien y comprendre : "j'ai tout pour être heureux et pourtant je ne le suis pas". Ou même les 3 pendant qu'on y était... 

Se reconnecter, c'est rétablir le courant entre nos trois corps. Pour bien fonctionner, nous avons besoin que nos trois corps travaillent ensemble. 

Par exemple, je veux faire un voyage dans un pays qui m'attire depuis longtemps. Quand j'y pense, cela me rend heureuse, je me sens enthousiaste. Il y a un véritable élan au niveau de mon cœur et ce que je ressens est de l'ordre du très agréable. C'est mon émotionnel qui me donne l'information. 

Je vais faire quelques calculs pour voir si je peux me le permettre financièrement et je vais planifier en fonction de mon travail les dates auxquelles je peux partir. C'est mon mental qui est aux commandes et qui planifie. 

Je commence à faire des recherches sur le web pour effectuer les réservations. Et j'achète des guides touristiques afin d'organiser au mieux mon séjour. Ce sont là des actions rendues possibles par mon corps physique

Et là j'ai toutes les chances de faire un beau voyage, parce que ma motivation de départ est la bonne : l'enthousiasme que je ressens me donne la bonne indication. Je vais alors créer quelque chose délibérément dans ma vie, parce que je suis connectée à moi-même.

Quand je ne suis pas ou mal connecté, je vais organiser mon voyage parce que mon voisin l'a fait et que j'ai envie de faire mieux que lui, ou alors je veux fuir une réalité déplaisante en m'éloignant, ou encore je me laisse influencer par une mode, une tendance, mais au fond de moi il n'y a aucun élan profond. Autrement dit, je fais ce voyage, non pas pour "être", mais juste pour "faire". Il y a de grands risques à ce que ce voyage ne m'apporte pas autant de satisfaction, de plénitude, d'un réel sentiment d'accomplissement, que je ne l'aurais souhaité...

Exercice d'entraînement :

Ci-dessous, vous trouverez une relaxation de quelques minutes à pratiquer idéalement avant d'effectuer l'exercice proposé 

Posez-vous plusieurs fois par jour la question suivante : comment est-ce que je me sens actuellement ? Essayez de mettre la nuance la plus juste possible sur ce qui se passe en vous. Les trois grandes familles d'émotions désagréables sont la peur, la colère et la tristesse. Mais vous pouvez vous sentir inquiet ou effrayé, irrité ou furieux, ennuyé ou dépressif… 

Si vous faites partie des personnes qui se sont coupées de leurs émotions et ont beaucoup de difficultés simplement à les ressentir : passez par votre mental pour vous demander comment vous jugez la situation en question. Puis isolez-vous quelques minutes pour bien vous imprégner de cette impression en vous concentrant sur le milieu de votre poitrine. En faisant cette petite pratique quelques jours de suite, vous allez rééduquer doucement votre faculté à ressentir. Soyez également à l'écoute de vos ressentis corporels (chaud, froid, nœuds, tensions, douleurs…). 

Si vous faites partie des personnes qui les ressentent, mais qui veulent s'en débarrasser le plus vite possible : lorsque l'émotion se présente, donnez-lui toute la place en vous, observez-la sans la juger (sans vous juger) et pratiquez quelques grandes respirations en restant en contact avec. Ce n'est pas toujours facile car une émotion désagréable est douloureuse. Mais sachez que plus vous lui accorderez une attention bienveillante, sans jugement, moins elle risquera de vous sauter à la figure un jour prochain ! 

Si vous faites partie des personnes ressentent, mais qui ne les comprennent pas (la majorité d'entre nous) : faites un moment de calme en vous en respirant profondément et en lui donnant toute la place dont elle a besoin. Une fois une fois l'intensité moins puissante, posez-vous la question de ce que vous voulez dans la situation, comment avez-vous envie de vous sentir ? La réponse ne viendra probablement pas immédiatement, mais un peu de patience et de pratique vous permettront de la faire émerger. 

Se reconnecter à soi-même est de toute évidence, bien plus vaste que cela. Ce que je vous propose dans cet article en est un aperçu bien succinct ! On n'apprend pas à parler chinois en quelques jours, mais on peut se sensibiliser en connaissant quelques mots… 

N'hésitez pas à partager avec moi en cliquant sur l'onglet "contact" et à partager cet article si vous croyez qu'il peut servir à quelqu'un de votre entourage ! A bientôt pour la suite…

Relaxation pour se reconnecter

Quelques minutes de détente à écouter sans modération avant d'effectuer l'exercice proposé...